Métier
Vigneron

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Notre activité est rythmée par les saisons et l’évolution de la vigne. En novembre, après les vendanges, les feuilles tombées, nous commençons la taille qui va s’étaler jusqu’à la fin du mois de mars. C’est un travail physique et au fur et à mesure que l’hiver prend place, les conditions climatiques rendent parfois le travail difficile. La taille influence la production des grappes et la qualité du jus de raisin. C’est une étape fondamentale qui demande une main d’œuvre qualifiée. La taille est interrompue par les travaux de vinifications dans le chai. Les étapes de vinifications sont contrôlées par des études de laboratoire qui nous aident dans nos interventions.

Au début de l’hiver, nous épandons du compost végétal, pour aider le développement du couvert semé dans l’été et favoriser l’activité des vers de terre qui contribue à l’aération du sol (« micro-labour biologique »). Il s’agit d’une démarche en agriculture de conservation.

Engagé dans la conservation des sols, la terre de nos vignes est la richesse vivante dont nous sommes à la fois héritiers et garants.

Chez nous, pas de terre nue, pas de labour. La vigne est la plante maîtresse dans un environnement de plantes secondaires qui préservent l’équilibre biologique. En veillissant, la vigne a la capacité de sonder les profondeurs de la terre pour puiser l’eau nécessaire. Cette stratégie de culture (c’est notre conviction) préserve les équilibres, empêche l’érosion (phénomène irréversible), contrôle les perditions et les ruissellements, stabilise les équilibres de la matière organique, permet une minéralisation lente qui respecte les cycles des éléments nutritifs.

Nous sommes labellisés « Au cœur des sols ». Le sol y est  pensé comme un lieu de vie en priorité à ne pas déstructurer : laisser la nature faire pour préserver la vie microbiologique. Beaucoup de nos choix d’intervention sur le vignoble s’effectuent après observation (du climat, des éléments nutritifs, de la santé et de la vigueur de nos plantes : pieds de vigne et plantes secondaires.

les vignes sur la grangette

Nous semons dans l’entre-rang des variétés de plantes en gérant l’alternance des cultures et ainsi assurer la fertilité (captation de l’azote de l’air par les racines) et la biodiversité. Nous avons une démarche globale d’acteur de l’environnement, y compris dans la gestion raisonnée du carbone, de l’air au sol, parce que nous sommes, en tant qu’agri-vignerons, garants humblement de l’équilibre de la nature qui nous est confiée.

La transparence est également centrale. La vigne exige, à son pied, une maîtrise de l’invasion. Nous effectuons aujourd’hui trois passages annuels de désherbage éclairé à très faible teneur et sélectifs pour maintenir une couverture légère sous le rang. La gestion de la végétation est aussi effectuée par roulage des entre-rangs. Nous expérimenterons également une couverture de paillage et des semis contrôlés pour préserver le sol des rayonnements du soleil.

 

Notre objectif est de tracer le chemin agro-biologique de compression des traitements phytosanitaires sur nos vignes, la nourrir pour la renforcer. Nous recherchons l’équilibre de la vigne, qui lui permettra de se défendre naturellement contre les pressions extérieures. Nous sommes dans une recherche d’amélioration continue de nos pratiques : c’est la dynamique de la viticulture de conservation des sols.

Ensuite ,début septembre, nous nous préparons pour les vendanges avec une préoccupation : choisir la bonne date pour récolter des raisins mûrs mais aussi des raisins sains.

Le reste du travail s’effectuera au chai, dans le respect de la tradition et du fruit de la nature. La priorité est donnée au sol de nos vignes, pour la qualité de nos raisins.

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